Les rayons UV pour désinfecter et désactiver le COVID-19
Une des meilleures mesures à prendre pour freiner la contagion par Corona virus est essentiellement la désinfection des lieux et des équipements, principalement médicaux. Le virus peut survivre sur les surfaces pendant plusieurs heures, mais des simples désinfectants peuvent le tuer.
Cependant les moyens traditionels semblent inefficaces et présentent un risque pour le personnel qui s’en charge. De plus l’opération prend une durée importante qui peut atteindre des heures.
Une équipe d’ingénieurs Tunisiens s’est formé pour développer une solution en employant la technologie des rayons UV.
C’est dans ce cadre que le consortium va œuvrer pour mettre en place un robot désinfecteur.
Ces robots UVC sont conçus pour effectuer l’opération de désinfection des espaces au complet, en absence total du personnel humain, ce qui permet de gagner du temps et de mettre les personnes à l’abri des dangers des radiations UVC.
Les robots désinfectants seront déployés par des opérateurs humains pour remplir de manière autonome l’opération de désinfection.
Comme la fragilité des systèmes de santé mondiaux est de plus en plus exposée pendant la pandémie, les robots UVC «Fellag» seront utilisés comme outils fiables afin de minimiser le risque contre le Covid-19.
Comment ça marche?
Huit ampoules brillant comme un sabre laser émettent une lumière ultraviolette concentrée de type UV-C. Cette lumière détruit les bactéries, les virus et les autres microbes nuisibles en endommageant leur ADN et leur ARN, les empêchant de se multiplier.
La technique de la désinfection par le rayonnement ultra-violet de l’air, de l’eau et de la surface est basée sur l’influence bactéricide et virucide de ce rayonnement. Le maximum de la sensibilité des micro-organismes est inhibé par des moyennes longueurs d’onde. Le traitement par UVC, induit des réactions photochimiques, qui altèrent le DNA et le RNA des microorganismes qui perdent leurs capacités de se reproduire (deviennent inactifs).
Innovation 100% Tunisienne
Une équipe multidisciplinaire, formée par vingt compétences tunisiennes installées en Tunisie et à l’étranger se mobilisent à plein temps pour la mise en œuvre d’un robot de désinfection et d’inactivation du COVID-19 afin de soutenir l’effort national de lutte contre ce virus. Ces compétences incluent des enseignants chercheurs, des ingénieurs, des concepteurs et des étudiants ingénieurs. Les membres de l’équipe se sont volontairement réunis pour créer en commun un consortium recherche, développement et innovation technologique (CRDIT) et entreprendre des actions innovantes en vue de proposer des idées innovantes afin de lutter contre le COVID-19.
La mise en œuvre du robot médical «Fellag» révise l’image idyllique d’une «recherche moderne». Elle démontre que la communauté scientifique tunisienne, en plein confinement, n’opposait pas aux impératifs de ce qui était alors perçu comme l’intérêt national, les normes d’une solidarité supérieure de l’esprit ou de l’humanité. L’histoire ne confirme donc pas la légende voulant que les scientifiques constituent nécessairement le fer de lance du mouvement pour la paix.
Ce dimanche 13 mai 2018 est Journée Mondiale de l’Ingénierie pour l’Avenir. Un événement peu connu des jeunes tunisiens.
But de la journée:
Le but de la Journée de l’Ingénierie pour l’Avenir est de promouvoir les métiers scientifiques et de sensibiliser l’opinion publique aux diverses opportunités existant dans les différents domaines technologiques et enrayer la chute continuelle des inscriptions dans les filières techniques, informatiques et scientifiques… Cette baisse est observée aussi bien dans les pays avancés (Etats-Unis, Europe) et en Tunisie….
Ingénierie de nos jours
Il paraît bien que l’avenir et le rêve du jeune tunisien continuent tous les deux à s’éloigner du secteur de l’ingénierie vu les problèmes qui l’entourent dans notre société et qui se trouve aujourd’hui attaqué par un cancer, sous le renom « Cancer de l’état » : C’est le chômage.
La Tunisie compte 10 mille ingénieurs chômeurs, ce chiffre était de 5000 en 2016, et ce dernier continue à évoluer brutalement. L’étudiant ingénieur désespéré de nos jours, se pose la question: « Ingénieur… et après? » Cachant derrière ces mots beaucoup de mystères…..
Une pénurie de professionnels dans des domaines où se joue l’avenir de l’humanité, comme celui de la santé, celui de la recherche, celui des énergies nouvelles ou encore celui des télé-communications, risque d’approcher dans les années qui viennent.
Est-ce que célébrer une journée pareille suffit pour éveiller l’esprit des autorités publiques à penser à l’état alarmant que retrouve le domaine de l’ingénierie en Tunisie ?
Faut-il penser à quitter le fait de penser à devenir ingénieur?
Faut-il quitter son pays afin de chercher un boulot?
UNE JOURNÉE PAREILLE DOIT AVOIR POUR BUT PRINCIPAL: La lutte contre le chômage des ingénieurs
Pourquoi le 13 mai ?
A une époque où les jeunes semblent se désintéresser de plus en plus des matières scientifiques et techniques, il a paru nécessaire à l’Institute of Electrical and Electronics Engineers ou IEEE, en français l’« Institut des ingénieurs électriciens et électroniciens », la plus grande association technique au monde, de lancer une Journée Mondiale de l’Ingénierie pour l’Avenir. La date du 13 mai a été retenue car coïncidant avec celle de l’anniversaire de l’association née en 1884.
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