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Cosmétiques naturels : Quelles alternatives disponibles en Tunisie ?

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Depuis plus d’un an, je me suis lancée dans la cosmétologie naturelle. Et ce, dès que j’ai commencé à lire les compositions des produits chimiques que nous trouvons sur nos marchés. Sulfates, silicones, perturbateurs endocriniens et compagnie sont aujourd’hui mes pires ennemis.

Je vous en parlerai plus en détails dans un prochain article. Cela dit, j’ai ma propre collection d’huiles et d’ingrédients de cuisine que j’utilise à la place de ceux-ci. Voici une liste de quelques alternatives simples.

  • Shampooing et gel douche : j’achète ou je réalise un savon artisanal, bio et saponifié à froid (SAF) que j’utilise en guise de shampooing, gel douche et savon pour visage.
  • Gels : le gel d’aloe-vera, notamment, est composé principalement d’eau. Les gels d’aloe-vera dont les prix sont abordables et qui se trouvent sur nos marchés contiennent des conservateurs très nocifs pour nos hormones. En alternative, je fais tremper des graines de lin entières dans de l’eau très chaude, que je filtre ensuite avec un tissu en coton ou une chaussette dédiée. Le résultat est un gel de lin qui se conserve 3 semaines au réfrigérateur. Il remplace parfaitement le gel d’aloe-vera dans presque toutes les utilisations.

 

  • Crèmes hydratantes : pour hydrater et nourrir en même temps, je me badigeonne d’abord de gel de lin, puis d’une huile végétale première pression à froid adaptée à mon type de peau.
  • Un après-shampooing : là aussi je réalise moi-même ma propre émulsion. Vous pouvez trouver des après-shampooings bio dans toute parapharmacie. Demandez conseil là-bas. Cependant, le vinaigre de cidre dilué dans 80% d’eau est adapté aux cheveux gras et/ou pelliculés. Le yaourt nature est adapté aux cheveux secs.
  • Dentifrice : il se compose d’un mélange composé d’une cuillère à café de bicarbonate de soude, de deux cuillères à soupe d’argile blanche (ou barouq  en arabe), de vingt gouttes d’huile essentielle de votre choix et de suffisamment d’huile de coco pour former une pâte. Cette pâte sera ensuite placée dans un pot dans votre salle de bain. Vous pouvez aussi utiliser une cuillère d’huile de coco en guise de bain de bouche.
  • Gel intime : question piège! Ne me dites pas que vous vous lavez avec des produits chimiques là où votre corps se nettoie tout seul?! De l’eau; c’est largement suffisant.
  • Baume à lèvres : dans un bain-marie, je fais fondre de l’huile de coco, une cire d’abeille (une cuillère à café de chaque) avec 2 cuillerées d’huile de mon choix. Je dispose dans un conteneur et je le mets 30 min au frigo pour se solidifier. Alternativement, on peut se mettre du beurre de karité sur les lèvres. Et pour les lèvres gercées, exfoliez-les doucement avec votre brosse à dents mouillée.
  • Les fards : à joues ou à paupières; c’est la même recette. Vous achetez de l’alcool 60° de votre pharmacie, un colorant alimentaire de la couleur de votre choix, que vous mélangez simplement avec de la farine de maïs. La pâte obtenue ne doit pas être trop liquide. Laissez l’alcool s’évaporer avant de pouvoir l’utiliser.
  • Un mascara : prenez une poignée de noisettes, ou d’amandes, ou tout autre type de noix. Vous allumez une bougie pour brûler vos noix. Les noix brûlées sont ensuite  écrasées et mélangées à de l’huile de ricin ou toute autre huile ainsi qu’à une cuillère de miel. Le mélange doit être transvasé dans un ancien tube de mascara préalablement nettoyé au vinaigre. Vous pouvez aussi utiliser ce même mélange en tant que eyeliner…

 

 

Voilà donc une liste non-exhaustive de produits faits maison. Je crée d’autres produits avec des ingrédients que j’ai acheté de l’étranger. Je ne citerai donc pas ces recettes. Pour toute question, vous pouvez toujours interagir avec moi dans les commentaires.

Dans le prochain article, je vous expliquerai pourquoi et comment vous laver sans shampooing et gels douche.

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Produits chimiques : quand marketing ne rime plus avec éthique

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Vous vous doutez bien qu’il y a une raison pour laquelle je me donne aujourd’hui la peine de me concocter moi-même mes propres produits cosmétiques. Deux à trois ans plus tôt, j’étais comme tout le monde. J’utilisais mes shampooings, masques, crèmes, etc.. achetées au supermarché. Mais ce n’est qu’en me tournant vers la cosmétique naturelle que j’ai compris à quel point les industries cosmétiques nous font marcher.

Je ne veux pas que cet article soit trop choquant. Mais je vais tout de même citer des points sur lesquels les industriels nous mentent souvent. Il y aura plusieurs références pour les plus curieux d’entre vous.

 

  • La composition des produits :

On pense souvent, en les achetant que nos produits ont une formule très adaptée à nos besoins.

On a l’impression aussi qu’il serait aberrant que les grandes marques, auxquelles on fait autant confiance, nous empoisonneraient avec des ingrédients extrêmement nocifs pour la santé.

Pourtant, ces produits sont plus souvent qu’on le pense composés de perturbateurs endocriniens, voire de cancérogènes.

Ce qui sidère par dessus tout, c’est que certains ingrédients tels que les silicones ou huiles minérales n’améliorent nos peaux et cheveux qu’en surface. En creusant un peu plus, ces substances sont toxiques.

Par ailleurs, tout ingrédient se trouvant dans votre flacon n’est pas forcément présent pour le bien du consommateur. Ce que je veux dire par là, c’est qu’ajouter des colorants, de la fragrance, ou même un filtre UV n’est là que pour préserver l’attractivité du produit, quitte à nuire au consommateur.

 

  • Un produit riche en tel et tel ingrédient :

On voit souvent des enseignes du type : “à l’huile d’argan”, “à l’huile de monoï”, “au beurre de karité”. Pourtant ces ingrédients se trouvent souvent en traces, voire inexistants. Pour être sûr, retourner le flacon pour voir la liste des ingrédients. Cette liste est ordonnée selon le pourcentage de présence de l’ingrédient. Si votre shampooing indique qu’il est à l’huile d’amande douce, par exemple, et que la notion “prunus amygdalus dulcis kernel oil” n’est présente qu’en vingt-millième position, (elle n’est pas parmi les cinq premiers ingrédients) c’est que vous vous êtes fait arnaqué! Je sais que c’est un mot latin assez difficile à retenir. Retenez seulement “seed oil”, “kernel oil” ou “fruit oil”. C’est facile non?

 

  • Nous faire vendre encore plus :

Certaines techniques marketing nous incitent à acheter plus que ce qu’il en faut. Je vous donne des exemples :

  1. Dans les publicités de dentifrice, quelle dose de dentifrice utilisent les industriels? En vrai il ne nous faut pas plus que ça :

Remarquez que la partie orangée de ma brosse à dent est justement conçue pour m’aider à doser mon dentifrice.

2. Quelle est la différence entre crème de jour et crème de nuit? On nous dit que la première nous donne de l’éclat et qu’elle est adaptée en soin avant maquillage. Alors que la seconde peut contenir des ingrédients qui requièrent de ne pas s’exposer au soleil par la suite. En vrai, vous n’avez pas besoin de deux types de crèmes. La crème de jour est bonne pour le jour et pour la nuit. Certains soins comme l’hydrolat de citron ne font pas bon mix avec les filtres UV. Mais on peut ne pas les inclure dans nos crèmes pour ne pas pousser à la surconsommation.

Je sais que c’est un peu déroutant et difficile à assimiler. Mais continuez à lire cette série d’articles. Elle vous accompagnera dans votre transition.

 

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