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À vos plumes

Réseaux Sociaux et Santé Mentale: Où est-on ?

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Notre ère est par excellence l’ère de la technologie et du numérique. L’apparition d’internet a bouleversé le monde. Grâce à la toile numérique, l’humanité a connu sa 4ème révolution après la cognitive, agricole et industrielle. Aujourd’hui, on peut avoir accès à toute l’actualité instantanément. Avec un clic, on peut savoir les résultats des négociations entre Pékin et Washington, les résultats des manœuvres militaires entre les deux Corées tout au long du 38ème parallèle nord. De Tokyo à Santiago, en passant par Kaboul, Baghdad, Bruxelles et New York, le monde est à la portée de nos mains. On n’est plus obligé d’attendre le journal de demain ou les infos de 20h pour connaître ce qui se passe en Syrie ou en France. Aujourd’hui, il suffit d’un seul clic pour être à la page.

Internet : Efficacité VS Sociabilité. Faut-il faire un choix ?

Internet est un outil puissant, certes, mais un autre acteur est entré en jeu pour lui donner toute l’envergure qu’il connaît aujourd’hui : les réseaux sociaux. Marc Zuckerberg et ses amis de Harvard n’auraient jamais pensé que son petit site web, dédié à ses camarades de classe, envahirait le monde. Grâce à cet espace, et à d’autres, à savoir Twitter, LinkedIn ou Instagram, tout est possible. Retransmettre des événements en direct, s’exprimer librement et avoir des nouvelles de sa famille est aujourd’hui trivial. Auparavant, contacter les gens nécessitait de l’effort. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas, c’est même d’une facilité déconcertante.

Mais, qu’en est-il de notre santé mentale et de notre sociabilité ? À ce stade-là, j’aimerais vous révéler une petite vérité : On est tous dans le même pétrin. On a l’impression d’être des gens sociables parce qu’on a la côte sur les réseaux sociaux. Mais, en réalité, on est de plus en plus accros aux smartphones, on est devenu des êtres individualistes dont l’isolation s’endurcit.

Si les réseaux sociaux ont facilité la tâche de contacter, ils ont aussi tué la chaleur humaine en chacun de nous. On ne fait plus autant d’efforts pour montrer de l’attachement à quelqu’un. On se dit qu’un « like » sur la dernière photo mise en ligne ferait l’affaire, qu’après tout cela ne peut faire que plaisir à la personne concernée.

Résultat : nos sentiments sont faussés. On profite de moins en moins des personnes autour de nous. Nos relations humaines sont volatiles comme la mémoire RAM d’un ordinateur. Ce cercle vicieux de relations humaines nous amène à nous poser les questions suivantes : Sommes-nous à l’origine de ce problème ? Ou est-ce que ces moyens de communication ont « virtualisé » notre chaleur humaine et notre trait sociable ?

Les « Digital Influencers », nouveau fléau ou moyen de gagner sa vie ?

Le temps que l’humanité essaya de comprendre la nouvelle méthode de communication, elle se fit envahir par un autre phénomène qui a déséquilibré la santé mentale des gens. Ce phénomène n’est autre que des personnes comme nous, ou presque. À un moment de leur vie, ils vivaient comme Mr & Mme Tout Le Monde. Avec l’apogée des réseaux sociaux, ils commencèrent à partager les détails de leur vie, à donner des astuces de beauté ou de cuisine et à faire connaître les bons plans de restaurants. Aujourd’hui, ils font de la publicité sur Instagram pour des marques de vêtements ou de produits cosmétiques, des restaurants, des hôtels et j’en passe. Vous avez deviné juste ! On les appelle Digital Influencers, Instagrammeurs, Influenceurs et Youtubeurs.

Au final, ce sont des gens qui vendent l’image de la « vie parfaite » : Des hôtels luxueux, des restaurants chics, des paysages beaux à voir, des pays à découvrir. D’autres personnages pratiquent également ce genre d’activité comme les stars de foot, les chanteurs, les mannequins et les artistes. Et ils le font, non par amour, mais parce que devenir influenceur peut raccourcir leur long chemin vers la célébrité.

Mais où est le simple utilisateur dans tout ça ? Au final, c’est un consommateur qui subit une « agression mentale » au quotidien. Vous trouvez que le terme est un peu violent ? Peut-être que j’exagère un peu. Néanmoins, c’est ce que je constate au quotidien. Ces personnes présentes sur Internet ont au final stéréotypé le côté rêveur et ambitieux des gens surtout les plus jeunes d’entre eux. Auparavant, l’école était l’ascenseur social. Elle assurait un minimum de culture et de savoir et un diplôme, elle aide aussi à décrocher un bon boulot pour démarrer sa carrière professionnelle comme elle se doit. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. L’éducation et l’apprentissage jugés trop difficiles par les gens, Instagram est devenu le nouvel ascenseur social. Fini le temps où l’effort et le talent permettait le succès. Avoir des abonnés sur Instagram et publier quotidiennement des postes vides de sens devint suffisant pour entrer dans « la cour de la célébrité ».

Serons-nous plus heureux sans réseaux sociaux ?

Si vous êtes en train de lire ces mots, soyez honnêtes avec vous-même et posez-vous la question suivante : Suis-je satisfait de ma vie réelle, et non celle partagée sur les réseaux sociaux ?

L’humanité est basée sur sa diversité. On est créé différemment. Chacun de nous a son trait spécial, son empreinte propre à lui. Cela peut-être un talent, un don, une capacité physique ou mentale ou une force de caractère. Même nos formes, nos traits de visages et nos ossatures sont différents. Mais, ce n’est plus le cas. Avec le flux des digital influenceurs, on se rend compte qu’on fait face à un nouveau standard de réussite et de beauté. Pour les hommes, la formule magique est simple : un corps musclé, une barbe bien taillée, une tenue chic et une belle voiture. Quant aux femmes : des cheveux lisses, un corps de mannequin, une robe de marque et des voyages un peu partout dans le monde.

Néanmoins, la vie de tous les jours n’est pas aussi luxueuse que ça. Dans la vraie vie, on galère, on tombe malade, on manque d’appétit, on travaille jour et nuit et on se sacrifice pour atteindre nos objectif. On vit toute sorte de problèmes. Alors, quand on veut prendre une petite pause sur Instagram pour se vider la tête, on tombe naturellement dans la dépression. On commence à se demander : la vie vaut-elle réellement la peine ? Le chemin qu’on a choisi est-il vraiment gagnant ? Notre façon de voir les choses vaut-elle le coup ? Petit à petit, on commence à maudire notre vie et on commence à se plonger dans des rêves interminables. Certains continuent leurs vies avec un lourd fardeau d’angoisse sur les épaules. D’autres, vont de l’autre côté et essayent de prendre le train, de jouer le jeu en espérant qu’ils peuvent « changer le monde ».

Finalement, je tiens juste à préciser qu’à travers ces lignes, je voulais initier une réflexion commune sur l’impact des réseaux sociaux sur notre santé mentale. Je ne prétends aucunement détenir le savoir ultime. Néanmoins, mes quelques années vécues sur cette terre m’ont permis de déduire ce constat : « Vivez votre vie comme vous le voulez vraiment. Tout ce que vous faites doit venir de votre cœur. Vous êtes différent et unique. Vous pouvez changer le monde. Le changement vient de votre esprit, de votre mental, pas de votre smartphone ».

Mohamed Nadhir Salem

 

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Investigative Series

من الثانوية إلى الجامعة: تجربة الطلبة الجدد في بداية المشوار الجامعي

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يمثل الانتقال من الحياة المدرسية في المرحلة الثانوية إلى الحياة الجامعية مرحلة مفصلية في حياة الطلبة الجدد. فهي تجربة مليئة بالحماس والاكتشاف، لكنها في الوقت نفسه تمثل جملة من التحديات النفسية والأكاديمية والاجتماعية. في هذا الإطار، قمنا بإجراء بحث واستفتاء لمحاولة فهم الصعوبات والتحديات التي يواجهها طلبة السنة الأولى بالمعهد الوطني للعلوم التطبيقية والتكنولوجيا.ء

ابتداءً من غرة شهر سبتمبر، يجد الطالب نفسه فجأة في بيئة جديدة تتطلب منه قدراً أكبر من المسؤولية والاستقلالية. أول ما يلاحظه هو الاختلاف الكبير في أسلوب الدراسة. ففي الجامعة، لم يعد الأستاذ يتابع الطالب بشكل يومي كما كان الحال في الثانوية، بل أصبح الطالب مسؤولاً عن تنظيم وقته، حضور محاضراته، والالتزام بواجباته. هذا التغير قد يكون صعباً في البداية، خاصة للطلبة الذين اعتادوا على نظام صارم ومتابعة مستمرة.ء

ومع هذا التحول في نمط الحياة، لا يقتصر التغيير على طريقة إدارة الوقت فقط، بل يمتد ليشمل طبيعة التعلم نفسها وما يترتب عليها من متطلبات أكاديمية جديدة.ء

من الناحية الأكاديمية، تتطلب الدراسة الجامعية جهداً أكبر، حيث تعتمد على الفهم والتحليل أكثر من الحفظ. كما أن كثرة المحاضرات والاختبارات والمشاريع تجعل بعض الطلبة يشعرون بالضغط، خصوصاً في الأسابيع الأولى. ومع ذلك، يتعلم الطلبة تدريجياً كيفية التكيف وتطوير مهاراتهم في إدارة الوقت والمذاكرة.ء
ومن خلال الاستفتاء، تبين لنا أن إدارة الوقت تمثل أشد صعوبة واجهت طلبة السنة الأولى، يليها فهم محتوى الدروس، ويعود ذلك إلى تغير طريقة الطرح مقارنة بالمرحلة الثانوية.ء

غير أن التحديات التي يواجهها الطالب لا تقف عند حدود القاعات الدراسية، فالحياة الجامعية تحمل بعداً اجتماعياً لا يقل تأثيراً في تجربة الطالب اليومية.ء

على الصعيد الاجتماعي، تشكل الجامعة فضاءً متنوعاً يضم طلبة من خلفيات وثقافات مختلفة. هذه البيئة تساعد على توسيع آفاق الطلبة وبناء علاقات جديدة، لكنها قد تكون تحدياً للبعض، خاصة لأولئك الذين يجدون صعوبة في الاندماج أو يشعرون بالحنين إلى عائلاتهم.ء
ورغم كل هذه الصعوبات، توفر الحياة الجامعية فرصاً عديدة للنمو الشخصي. فحسب نفس الاستفتاء، تبين أن الانخراط في النوادي الطلابية، والأنشطة الثقافية والرياضية، قد ساعد عديد الطلبة على التأقلم وتشكيل علاقات وصداقات داخل الوسط الجامعي، كما سهل لهم اكتشاف اهتماماتهم وتنمية مهاراتهم وبناء شخصيتهم.ء

وإلى جانب هذه التجارب الاجتماعية الغنية، يبرز تحدٍّ آخر غالباً ما يكون أكثر واقعية وحساسية، وهو التحدي المالي الذي يرافق الكثير من الطلبة منذ يومهم الأول في الجامعة.ء

يشكل الجانب المالي أحد أبرز التحديات التي يواجهها الطلبة الجدد عند الالتحاق بالجامعة. فتكاليف النقل، والمأكل، والمستلزمات الدراسية، وأحياناً السكن، قد تضع عبئاً إضافياً على الطالب وأسرته. ولأول مرة، يجد العديد من الطلبة أنفسهم مطالبين بإدارة ميزانيتهم الشخصية واتخاذ قرارات مالية مسؤولة. هذا الواقع يدفع بعضهم إلى البحث عن منح دراسية أو أعمال جزئية لتغطية نفقاتهم، مما يتطلب توازناً دقيقاً بين الدراسة والحياة اليومية. ومع مرور الوقت، يتعلم الطلبة كيفية التخطيط المالي وترتيب أولوياتهم، وهي مهارة أساسية سترافقهم طوال حياتهم.ء

في ظل جميع هذه التحديات، اختلفت آراء الطلبة بين من غمره الشعور بالحماس تجاه الحياة الجامعية، وبين من تغلب عليه الخوف والتشاؤم واصفاً الأشهر القليلة الماضية بأنها أشد الأشهر فوضى في حياته. ومن ناحية أخرى، اجتمع الطلبة حول ضرورة مراجعة محتوى الدروس وتخفيف عدد الامتحانات لملاءمة الضغط الشديد الذي يتعرض له الطالب التونسي اليوم.
وفي هذا السياق، تطرح التجربة الجامعية تساؤلاً عميقاً يستحق الوقوف عنده: هل نهدف في مسارنا التعليمي إلى تكوين طلبة متعلمين فقط، أم إلى بناء أفراد مثقفين قادرين على التفكير النقدي، وفهم محيطهم، والتفاعل الواعي مع قضايا مجتمعهم؟ فالمعرفة لا تقتصر على قاعات الدرس، بل تتجاوزها إلى السلوك، والحوار، والانفتاح، وتحمل المسؤولية.ء

في الختام، يمكن القول إن تجربة الطلبة الجدد في الجامعة هي مزيج من التحديات والفرص، وليست مساراً سهلاً أو متشابهاً للجميع. ومن هذا المنطلق، نعبر عن تضامننا الكامل مع الطلبة، خاصة في هذه المرحلة الحساسة من حياتهم، مؤكدين أن مشاعر القلق والتعب والارتباك هي جزء طبيعي من التجربة. فالطالب ليس وحده في هذا الطريق، والدعم، والتفهم، والإصلاح المشترك للمنظومة التعليمية، تبقى عوامل أساسية لجعل الجامعة فضاءً أكثر إنصافاً وإنسانية، يساعد الطلبة على النجاح وبناء مستقبلهم بثقة.ء

بقلم: عطاء مارس

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