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Bras de fer ministère et syndicat : les étudiants lancent un appel d’urgence

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Qui dit Juin, dit la période estivale, la période des stages, les vacances, ou même la recherche des emplois, dit la clôture d’une année universitaire. Mais cette année c’est un peu spécial.

En effet, une majorité des étudiants Tunisiens vivent dans l’inconnu. Ils n’ont ni passé tous leurs examens, ni eu de résultats. Et ce, en raison des grèves qu’organise l’Union des universitaires chercheurs tunisiens (Ijaba) depuis quelques mois déjà. Les professeurs chercheurs croient dur comme fer en leur droit et n’ont pas baissé les bras.
Ils ont maintenu la grève et ont rejeté toutes les propositions du gouvernement.

Ce dernier, en contrepartie, a commencé le 15 Juin 2019 à accélérer les négociations, en vue de concrétiser les demandes des grévistes et tout remettre en ordre.
On cite la fixation d’un calendrier pour la finalisation de chaque proposition en s’engageant à publier ces textes au Jort entre Août et Septembre, ainsi qu’un apport de modifications structurelles au niveau du recrutement et de la promotion des professeurs.

Stressés à cause d’une délibération qui n’a pas été faite et des matiéres qui n’ont pas été passées, les étudiants se sentent perdus dans tous ces affrontements entre le syndicat et le ministère, chose qui les a poussés à bouger. Les étudiants veulent à tout prix réussir leur année universitaire et poursuivre leurs chemins. Ils sont entrain de réagir et essaient de trouver des compromis pour atteindre leur objectif.

Ceci est un appel d’urgence qui concerne tous les étudiants de l’INSAT et n’importe quelle université qui souffre du même problème. Une réunion s’est tenue, aujourd’hui le 14 Juin 2019, avec Mr Mehdi responsable de la scolarité de l’INSAT nous affirmant qu’il ne s’agit nullement de la charge de l’administration et que sitôt les sujets des examens seront donnés, le conseil scientifique se chargera de fixer une date pour pouvoir passer les 27 matières restantes. Il s’agit donc d’une situation critique où tous les étudiants sont bloqués. Leurs stages, leurs entretiens d’embauche, leurs vacances sont pris en otage par cette grève qui commence à ne plus avoir de sens. Et chaque jour de grève nous sépare les uns des autres. Il est, maintenant, plus que temps de s’unir et passer à l’action pour défendre des droits risquant de s’oublier. On doit agir dans les plus brefs délais, parce qu’on est resté un peu trop les bras ballants. Finalement, on a des mots à dire, donc – s’il vous plait – merci de faire parler la majorité silencieuse sans pour autant avoir pignon sur roue. #سيب_الدفوار #نستناو_في_اجابة

En lançant cet appel d’urgence sur le réseau social Facebook et sous le slogan « #Sayeb E Devoir #Nestanew_Fi_Ijeba », ces étudiants ont protesté à leur maniére afin qu’on les prenne en considération et qu’on soit conscient de la gravité de la situation qu’ils sont entrain de vivre.

 

 

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Jeunesse tunisienne : entre voyeurisme et peur du changement

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Si on observe les travers du quotidien tunisien, les médias ainsi que nos anciennes traditions, on peut facilement repérer une tension et un cumul de haine imbibés depuis la nuit des temps dans les habitudes tunisiennes. Cela mène souvent à des crises du côté des jeunes et emprisonne même la génération précédente dans une boucle infinie d’étouffement sans relâche.

Si l’on croit aux dernières statistiques émises par le baromètre arabe en juillet 2019, un tiers des citoyens tunisiens (33%) pensent à immigrer, les préventions sur le suicide ne cessent de s’accroître et la jeunesse tunisienne scintille uniquement dans des lieux non sobres et cela à travers les arts (Heureusement).

Le triste constat de l’éducation

La peur de l’inconnu est en premier lieu un mal qui ronge le pays pourtant connu pour être un berceau de la diversité et de l’échange social. Il fut un temps où l’évolution d’un peuple sur tous les plans était mise en considération (Non, on ne parle pas de l’époque de ZABA). Un pays comme le nôtre a pourtant tous les atouts géographiques et certainement technologiques pour s’ouvrir à l’autre et au monde extérieur mais en vain. La peur est certes un réflexe animal que nous avons gardé au fil de notre évolution, cela nous empêche de faire des bêtises, de se jeter dans le danger sans être aux aguets mais à quoi bon vivre si notre zone de confort est très étroite et limitée par des connaissances programmées. D’ailleurs, on fait connaître aux étudiants les différents outils pour se faire de l’argent, de monter une société, de bien la gérer et d’avoir les qualités de « Leadership ». Cela présente un atout, certes, mais qu’en est-t-il de l’ouverture de l’esprit, du changement, de la passion et de l’amour pour les petites choses ? On passe par une étape où tous les étudiants veulent devenir riches et s’octroyer un bon poste dans une entreprise de renommée et ainsi voir le monde d’une grande tour sans pouvoir toucher aux risques d’une passion.

La routine du voyeurisme

Comment pouvons nous être surpris de voir un peuple mentalement stérile alors qu’on sait déjà que sa majorité est programmée par Instagram et Facebook?.
La mal utilisation des nouvelles technologies a bel et bien nourri l’égo tunisien via des notifications et un univers pixelisé et cela s’affiche amplement quand on sort prendre un café. On est déconnectés en étant tout le temps en ligne à amasser les « stories » des autres. Dans ce sens-là, on est emprisonné à les voir tout le temps sans jamais les connaître. On se polarise dès lors dans une bulle sans réellement le savoir et on oublie même qu’il y a un millard d’activités à faire, des priorités à mettre en valeur, des cultures à visiter et une nouvelle musique à écouter.

Découvrir un nouveau genre musical, regarder un nouveau genre cinématographique et apprendre des autres nous permettraient d’avoir des visions différentes, de s’engager, même pour une cause et de voir la vie avec toutes ses belles couleurs.

 

 

 

 

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