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À vos plumes

Je déteste nommer la poésie

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Vers les murs les plus hauts
Et le ciel le plus loin,
Vers les lignes, vers les mots
Et le tunnel sans fin
Nous avons fait nos pas
Et jeté nos appâts,
L’appétit aussi gros
Et le corps aussi las,
Dans la tête, y a qu’un creux
Qui réclame l’au-delà,
Qui réclame encore plus,
Qui réclame encore mieux
Que ce présent qui fut,
Que le mal, que le feu.
Emballé nos bagages,
Et, partis pour rester,
Nous avons fait mirages
Et c’était pour de vrai.
Arraché sans un cri
Les racines du passé
N’ayant qu’un seul objet
Qui a tant été écrit
Sur les murs désertés:
« Lève-toi, viens lutter.
Abandonne ce coin gris,
Viens et crie, viens ici.
Laisse ces gens inassouvis
Qui parlent le jour et bavent la nuit,
Qui croient que la vie n’est qu’un jeu
Et qui, pourtant ne savent pas mieux
Que toi, ou que moi ou bien qu’eux
Comment enfin l’emporter,
Comment la prendre et la gagner.
Ecarte-toi de la prairie
Où, d’habitude, ils paissaient.
Avance et sois sans soucis,
Aie tort, pardonne et oublie
Et cherche à corps perdu la clé
Pour enfin, ne pas trouver l’entrée. »
Nous avons jeté dans l’abîme
Les jours qui se croient importants,
Qui se croient merveilleux et sublimes
Et ignoraient l’instant présent.
Nous avons tant essayé,
Acharnés contre le temps,
De retrouver nos glabaglas
Mais nous ne faisons que marcher
Vers la nuit qui ouvre ses bras,
Cette nuit obscure et troublée
Où nous ne nous connaissons pas
Où nous sommes tous appelés:
« Les horriblement limités ».

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À vos plumes

L’ Amour acidifié

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    Je me souviens bien de la glace que tu me faisais déguster chaque fois qu’on se voyait. Je la terminais la première pour attaquer la tienne ! Que j’adore l’acidité du citron que tu me faisais déguster(répétition de déguster). Un délice dont je ne pouvais(peux?) me passer ! Je continue à prendre cette glace chaque samedi comme on le faisait il y a un an, je longe la mer et finis par m’asseoir seule pour faire l’exercice que tu m’avais appris : on comptait jusqu’à trois, on fermait les yeux et on s’évadait main dans la main, écoutant les vagues qui chantaient notre amour calmement. Tu m’avais appris non seulement à t’aimer mais aussi à aimer la vie, à donner de la valeur à ses détails !

Je ne savais pas qu’une glace au goût acide pouvait m’emporter, me combler de joie et de satisfaction. Je rêvais toujours d’un homme qui m’envahirait de bijoux, d’or et de voyages luxueux. Aujourd’hui, je découvre qu’une simple glace est capable de satisfaire mes envies et mes attentes.

En fait, après un an de rupture, j’ai éventuellement compris que l’amour a le goût de citron. Malgré ma déception, ma faiblesse, mon cœur brisé, je continue à le savourer , à le trouver acide et fort, et à la fois, délicieux, exquis et merveilleux.

C’est fou comme c’est bon l’amour au goût de citron !

 

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