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À vos plumes

Air d’adulte

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[simplicity-save-for-later]
Dans une ère où tout est beau et parfait, oses-tu être toi-même ?
L’air d’un adulte, je l’ai, on me l’a dit ! Mais moi, je ne sais pas qui je suis. Je me cherche, je suis constamment en quête de moi-même.. Comme toute personne de mon âge, on m’a tout appris: des mathématiques à l’histoire, je m’y connais en tout, j’y excelle. Mais un adulte ne sait pas que ça. On ne m’a jamais dit ce qu’implique le fait d’être adulte. Ou qu’est-ce qu’avoir l’air d’un adulte. J’ai fait mes recherches, je me suis noyé dans les livres en quête de ce fameux “adulte” jusqu’à ce que je t’ai rencontré, bel adulte. Je t’ai lu comme un bouquin et dévoré comme si j’avais faim, une faim insensée, une nouvelle faim. Bel adulte m’a appris à vivre, m’a fait jouir et m’a fait voir une nouvelle vie: une vie sans frontières, une vie sans fin, une vie hors des écoles et des bouquins.
Je me sens grandir, je me sens mûrir et dans cette transaction je me suis fait avoir par cet air d’adulte. Bel adulte m’a brisé le cœur, quitté, m’a délaissé. Et je la sens cette nouvelle sensation qui me fait mal et me dévore comme une petite mort. Je me sens grandir, je me sens mûrir et dans cette transaction j’apprends ce que c’est qu’avoir l’air d’un adulte. Je me suis perdu et me suis retrouvé. Grâce à toi bel adulte, j’ai l’air d’un adulte dans la fleur de l’âge. J’ai appris ce que les livres ne m’ont pas appris, j’ai franchi les barrières qu’on m’a imposées. J’aime et je déteste, je m’attache et je m’éloigne, me noie et me sauve, je me perds mais je finis par me retrouver.
C’est ça avoir l’air d’un adulte.

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A letter for me

Cher inconnu

Linda Ghazouani

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Dans un monde meilleur où l’existence physique n’existe pas, où l’âme est visible, les sentiments sont purs, ressentis, et même les idées les plus complexes sont comprises, j’écris pour toi mon cher étranger tout ce que je n’ai jamais osé avouer. C’était une nuit douce et silencieuse. On était seuls et on était libres.

Loin de toute voix qui nous empêchait d’être nous-mêmes. Loin de ce monde qui ne cessait de nous accaparer le souffle. Loin des attentes, de l’hypocrisie, et de la méchanceté gratuite, loin de ce monde. Je ne te connais pas, je t’écris tout en sachant que je n’aurai jamais une réponse de ta part, et pourtant cela me rassure. Je t’écris ces petits mots pour partager avec toi une partie de moi que j’ai toujours gardé cachée, me vois-tu alors ? Moi aussi, j’ai peur de l’inconnu, mais pas de toi cher inconnu, bien au contraire, toi tu es ma liberté.

Je n’ai jamais su comment me présenter. J’avais l’habitude de prononcer un prénom que je n’ai jamais choisi pour faire l’affaire et je pensais que ceci était suffisant. Ça n’a jamais été le cas, n’est-ce pas ? D’ailleurs, cher étranger, je n’ai jamais compris ce phénomène de vouloir résumer tout un être complexe en quelques mots. Quelle partie de moi devrais-je choisir pour la montrer aux autres ?

Mon Cher Étranger, je t’avouerais en premier lieu que je suis quelqu’un d’observateur, et que je passe la moitié de mes journées à penser et mes nuits à écrire. Voyez-vous cher étranger, je me réveille chaque jour en espérant voir un monde nouveau et meilleur, pour au final faire face à la triste réalité que ce monde dans lequel nous vivons manque de vie.

J’aimerais tant faire remonter le temps, pour pouvoir trouver cette chaleur qui manque, pour pouvoir savourer la vie encore une fois et profiter de chaque petit détail. J’aimerais tant faire remonter le temps, pour pouvoir encore une fois croire en la bonté des Hommes, la noblesse de l’humanité et la beauté du futur. J’essaies chaque jour de suivre les pas de Dieu, de négliger tout ce mal qui nous entoure.

Parfois, j’essaies de le justifier et de lui donner un sens. Ce monde est si vaste et spacieux au point que je ne cesse de le remplir avec mes innombrables rêves et souhaits. Maintenant, j’ai l’impression qu’aucun espace ne me suffira amplement…

J’aimerais tant recroiser la rue, tout en souriant à cet étranger en face de moi, faire voler mon cerf-volant aussi haut que mes attentes, regarder le ciel pendant des heures, marcher sous la pluie, rencontrer cet ancien ami avec qui je riais de tout et de rien, laisser court à ma propre imagination et tomber amoureuse encore une fois de l’art, de l’expression de soi, de la musique et donner un rythme à cette vie monotone, danser, danser jusqu’au lever de soleil , laisser ses rayons réchauffer ma peau, et sentir l’air frais jouer avec mes cheveux, courir après mes rêves pour au final rendre cette vie, encore une fois, magique.

Moi ? J’adore les nuits. Tout me semble calme, mystérieux. J’adore regarder les étoiles, et rêver qu’un jour peut-être, je pourrai les toucher, d’imaginer que quelque chose se cache derrière, que ces petits points lumineux sont ceux que j’ai rencontré pendant ce long chemin appelé la vie, et qui ont fini par me quitter. J’adore le fait que lorsque je m’allonge et que je fixe des yeux le ciel, j’ai ce sentiment de flotter dans l’espace.

D’ailleurs mon cher étranger, tu devras essayer cette habitude que je garde depuis mon enfance. Il me suffit de fermer les yeux pour voir tous ces différents souvenirs défiler dans ma tête. Je me souviens de chaque personne qui, un jour, a croisé mon chemin comme si je viens tout juste de la croiser, et cela me rend nostalgique. Je fuis souvent tout ce qui me semble inconfortable, et donc je me fuis moi-même.

La vulnérabilité m’attire. La sensibilité m’attire. Dans un monde où l’on confond nature humaine et faiblesse, oser être transparent est un art. Et je t’assure que le fait que ceux qui m’entourent ne savourent pas la vie de la même façon que moi me perturbe.

Je me confie à toi alors, Cher Inconnu, parce qu’un étranger ami est meilleur qu’un ami étranger.

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