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La mort de Imene, homicide ou suicide?

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Le dimanche 22 Décembre 2019, Imene, une étudiante en 4ème année à la faculté de médecine de Sfax, a été trouvée par son père et son amie dans la maison de cette dernière, sans vie.

Originaire de Sidi Bouzid, Imene habitait dans un foyer universitaire privé. En période de révision, elle a demandé à son amie de lui permettre de séjourner à sa maison tant que celle-ci rentre à sa ville natale.

Après avoir tenté de passer des coups de fil à sa fille, le père a fini par contacter le foyer pour s’enquérir. Il l’ont informé qu’elle était absente depuis vendredi dernier. Ainsi, son amie l’a mis au courant de son endroit. Se rendant sur le champ, la fille a été trouvée avec la tête enfermée dans un sac plastic, un tube dans la bouche, lié à une bouteille de gaz. Alertées, les unités sécuritaires et judiciaires sont intervenues sur-le-champ.

Face à ce décès soupçonneux , une enquête pour homicide volontaire a été ouverte. Le corps a été emporté à l’hôpital universitaire Habib Bourguiba de Sfax au sein duquel une autopsie est en cours. Les autorités sont maintenant à l’attente et le rapport d’autopsie doit couper court au débat de ces jours-là..

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Maman, j’ai peur!

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Maman, j’ai peur.
Tout le monde me regarde.
Tout le monde veut que la catastrophe s’attarde. Maman, j’ai peur.
Il m’appelle d’une voix douce.
Ses mains avancent et me caressent. Tu m’as appris à être gentil
avec les gens qui sourient.
Alors je me tais.
Alors j’obéis. Maman, j’ai peur. Pourquoi ne m’as-tu pas appris
que mon corps m’appartient ?
Pourquoi ne m’as-tu pas appris
à dire : non, je te l’interdis ?
Maman, j’ai mal.
Mes jambes me disent de courir.
Ma gorge voudrait crier.
Mais le son se brise
contre le silence des grands.
Maman, tu m’entends ?
Où étais-tu
pendant ces deux longues semaines ? Je t’ai cherchée quatorze jours
dans chaque coin de la maison,
dans chaque bureau,
dans les yeux des responsables. Un enfant a besoin de sa mère
comme la mer a besoin de la lune
pour tenir debout
dans l’obscurité.
Maman, je me sens sale.
je porte en moi les empreintes du diables. Lave-moi.
Je veux retrouver mes vêtements d’innocence.
Mais ils ne sont plus là. Qui les a brûlés ?
Est-ce que tonton les a volés ?
Je ne veux parler qu’à toi.
Les adultes baissent les yeux.
Ils me disent d’attendre.
D’attendre encore.
D’attendre toujours. Mais tu es en retard, maman.
Tu me promets
de ne plus partir ?

Un texte de: Emna Harzallah

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