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Sciences et technologie

Parlons architecture

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Le 7 Octobre 2019 le monde a célébré la journée mondiale de l’architecture, chose faite le premier lundi de chaque mois d’octobre depuis 1985.

L’architecture est extrêmement importante et les architectes ont le potentiel de façonner toutes nos vies grâce à leur dur labeur.  Parlons architecture alors.

Pour parler architecture, moi étant une architecte, je ne pourrai pas me taire ou résumer mon métier en un seul article. Soyez patients, ça sera un petit peu long.

Découvrons l’architecture :

Durant les 6 ans d’étude, on se posait toujours la question qu’est-ce que l’architecture ? Et même après l’obtention du diplôme et la confrontation du monde professionnel, on ne trouve pas une définition adéquate à l’architecture.

L’architecture est communément admise comme le premier des 9 arts majeurs.

De ce fait elle paraît être à la croisée du raisonnement scientifique et du pur instinct artistique. Une discipline oscillant à chaque instant entre ses deux côtés. D’ailleurs, c’est de là qu’elle tire son charme.

Définir l’architecture a été et reste toujours une gageure. En effet, personne n’a jamais bien su où elle commençait et où s’arrêtaient les disciplines dont elle se nourrit. L’architecture n’est pas que résistance des matériaux, mais celle-ci lui est indispensable. L’architecture n’est pas qu’analyses mais celles-ci lui sont nécessaires pour s’établir dans un lieu. Pour ainsi dire, il existe autant de définitions de l’architecture que d’architectes. On passe d’un : « L’architecture est le jeu savant, correct et magnifique des volumes assemblés sous la lumière. », énoncé par Le Corbusier dans Vers une architecture, à une définition abscons de Mies van der Rohe : « L’architecture est la volonté de l’époque traduite dans l’espace. »

Le métier d’architecte existait depuis toujours ?

Le métier d’architecte nourrit beaucoup de fantasmes dans l’imaginaire collectif. L’architecte est un homme de grande culture doté d’un large savoir, presque un intellectuel. « Presque », car il ne se limite pas à théoriser sur des questions générales, abstraites. Il teste ses idées, ses théories à travers ses divers projets, construits ou non. Projets retenant d’ailleurs tous ses talents de concepteur, aussi bien son esprit scientifique que son instinct. La balance a toujours oscillé, sans que l’on sache vraiment quel côté elle préférait. L’histoire de l’architecture montre que le basculement entre ses deux pôles est constant.

Tout d’abord, une rapide mise au point s’impose. Le métier d’architecte, tel qu’on le connaît et pratique aujourd’hui, n’a pas toujours existé. Dans les grandes lignes, l’architecte est d’abord un bâtisseur, noyé dans les différentes corporations. Il ne coordonne pas tous les corps de métier, il n’établit pas de projet en amont. Cette notion est primordiale. C’est son apparition qui permet l’émergence du métier d’architecte. Il faut considérer que les bâtisseurs du Moyen Âge ne projetaient pas le bâtiment, ils le construisaient au jour le jour, s’adaptant aux contraintes du chantier, aux imprévus. En Tunisie on est toujours au Moyen Âge.

Lors de la construction du Dôme de Florence par Brunelleschi, achevé 1436, c’est la première fois qu’un architecte dessine ce qu’il a l’intention de construire. Il conçoit en amont un projet qu’il fait ensuite exécuter. Il prévoit, cherche des solutions techniques, coordonne les ouvriers. C’est un changement de paradigme retentissant. L’architecte devient alors l’auteur d’un projet. Progressivement, il s’affranchit de la direction du chantier pour s’enfermer dans son atelier et dessiner des bâtiments sortant parfois de ses rêveries les plus folles.

Quoiqu’il en soit, l’architecture et l’architecte touchent quasiment à tout. Et cela se révèle assez plaisant, surtout lors des études. Vous trouverez fréquemment un architecte en train de lire un ouvrage sur des sujets vastes (danse, philosophie, littérature), ou bien attablé à son bureau jonglant entre son ordinateur et ses petits croquis, pour finir par le voir diriger une armée d’ouvriers en train de réaliser son bâtiment. L’architecture est une discipline autant théorique que pratique.

Étudier l’architecture : un pur plaisir ou une torture ?

Les études d’architecture ne ressemblent pas aux autres études. Je me souviens de ma première année comme si c’était hier. On est rassemblé, tous les nouveaux étudiants, au grand amphi de l’école et le directeur a pris la parole en disant : « vous êtes admis à la plus dure quête pour décrocher une superbe profession ». Et oui c’était dur. 6 ans de labeur qu’on a nommé « archiTORTURE ». Nos examens ne ressemblaient aux vôtres, nos cours non plus. On apprend dans des ateliers, des planches, des tréteaux avec la musique à fond… Une ambiance qu’on ne trouve qu’à l’ENAU. Ça c’est pour les ateliers d’architecture, dessin et arts plastiques. Pour les autres matières, c’est simple, une salle de classe. Donc on a des modules d’étude :

Le module d’architecture, le module de dessin et d’art plastique, le module scientifique et le module littéraire. Pour la 2ème et la 4ème année s’ajoute le module du voyage d’étude. Oui, pour la 2ème année on a eu un voyage d’étude au Sud de la Tunisie, une semaine que je n’oublierai jamais. Et pour la 4ème année, 4 à 5 jours à Hammamet ou Monastir ou le Nord-ouest selon les choix des profs. Là, les études d’architecture semblent « fun » et du pur plaisir. Certes, néanmoins elles sont classées parmi les plus dures études académiques au monde. Les étudiants d’architecture sont privés de dormir, oui je le dis haut et fort, on passe une semaine entière, avant le fameux jury, à préparer le rendu et l’affichage sans dormir. Oui mesdames et messieurs, une semaine entière où on s’endort 3 ou 4 heures au total. Le jury est notre examen à nous. L’étudiant travaille durant un mois minimum sur un énoncé, par exemple une villa dans un terrain accidenté ou un complexe sportif. Tout au long de ce mois l’étudiant passe par multiples corrections. À la fin de ce mois-là, l’étudiant doit présenter son projet devant un jury. Ça c’est notre examen.

La 5ème année est l’année du projet de fin d’étude, ce dernier doit répondre à une problématique et à une démarche théorique présentée dans un rapport pour aboutir à une réponse architecturale sur laquelle on est jugé.

La 6ème année est pour le stage professionnel. Voyons, on a soutenu deux fois.

On est passé par une multitude d’émotions durant ces années de labeur. De la joie, de la pression, du stress, de la peur, de l’angoisse et même de la dépression. Ce n’est pas fait pour tout le monde. C’est une guerre et seuls les plus forts, les plus puissants, les plus patients et surtout les plus passionnés y sortent vainqueurs.

On fait l’architecture par amour.

Que fait l’architecte alors ? Quel est son rôle ?

Les missions de l’architecte sont multiples. L’architecte est, par définition, un maître d’œuvre. Il est chargé par le client, appelé maître d’ouvrage, de concevoir le projet architectural. La vocation de l’architecte est de participer à tout ce qui relève de l’aménagement de l’espace et plus particulièrement de l’acte de bâtir. L’architecte intervient sur la construction, la réhabilitation, l’adaptation des paysages, des édifices publics ou privés, à usage d’habitation, professionnel, industriel, commercial, etc. Il répond aux attentes de chaque usager en veillant au respect de l’intérêt collectif.

L’architecte dirige le chantier et entretient des contacts avec les différents interlocuteurs : ingénieurs, fonctionnaires, industriels, banquiers, promoteurs, artisans, entrepreneurs, etc.

Le rôle majeur de l’architecte est avant tout d’écouter.

« Savoir écouter, c’est posséder, outre le sien, le cerveau des autres. » Léonard De Vinci, Architecte, Artiste, Ingénieur, Peintre, Philosophe, Scientifique, Sculpteur (1452 – 1519)

À partir des besoins, des goûts, de la mode de vie, de l’évolution possible de la famille, l’architecte aide son client à définir son projet : disposition des lieux, utilisation judicieuse des surfaces, organisation des volumes intérieurs, aspect extérieur… L’architecte ne vend ni modèle, ni plan-type, car le logement ne doit pas vous imposer un mode de vie standardisé. Il joue des contraintes pour son client pour offrir une plus grande personnalisation. L’architecte est une personne de dialogue mais c’est aussi une personne de mesure.

La vie professionnelle d’un architecte tout comme sa vie estudiantine n’est pas facile, surtout en Tunisie. Elle est décevante sur tous les plans comme on n’a pas une prise de conscience vis-à-vis de l’importance du rôle de l’architecte malheureusement.

Aimez-vous l’architecture ?

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The science of stretching: Understanding flexibility

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Physiologically speaking, « flexibility » is the capacity to move muscles and joints through their complete range. The surprising fact is that it’s an ability we are born with but lose gradually while getting older. As a proof, babies and young children have this funny ability to take the weirdest twisted positions ever.

Yet, our sedentary lifestyle isn’t the only malefactor in this. Normally, the human body dehydrates with age. That’s where stretching interferes by stimulating the production of tissue lubricants.

To draw the full picture, your muscles are composed of myofilaments that meet together and imbricate when the muscle contracts.

During a stretch, the muscle loosens and elongates, minimizing the areas of myofilament overlap.

Simply put,  this process is similar to detangling a jumbled bunch of strands by extending them.

That’s why having a good post-class stretch helps your muscles in their healing process, prevents injuries and keeps you from feeling sore the day after.

Regular stretch helps improving  blood circulation, stimulating the internal organs, reinforcing mobility, joint  lubrication and healing abilities. And yet, even a quick stretch at the end of the day can give you a second wind.

Needless to say, exercising controlled breathing and focusing on the targeted muscles ensure getting the most of your stretch. The connection between relaxation, stretching, and breathing is intelligible.

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