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Réalité Amère

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Un nouveau drame de la migration clandestine s’est produit.

Ce drame a mis à nu la crise horrifique du pays ainsi que l’impuissance, la négligence et l’inaction de l’Etat.

Un Etat qui délaisse complètement son peuple.

Un Etat qui ne peut pas assurer une vie digne à ses citoyens, qui ne respecte pas la mort de ses citoyens et ne leur garantit même pas une inhumation digne.

Tout a commencé dans la nuit du 20 au 21 Septembre 2022. 18 migrants originaires de Zarzis ont pris la mer au péril de leurs vies, en quête du rêve européen. Ce rêve s’est malheureusement transformé en cauchemar : Les migrants ont été portés disparus. Ils ont perdu la vie, noyés, et leur rêve s’est envolé en fumée.

Ils sont partis, laissant derrière eux leurs familles abattues qui attendent jusqu’à aujourd’hui d’être fixées sur leurs sorts.

Ce qui a accentué la douleur de ces malheureux et qui a provoqué l’indignation des habitants est que les cadavres trouvés ont été enterrés sans procéder à l’identification des corps par ADN. Ils ont été enterrés dans un cimetière inconnu sans que personne n’en soit informé.

Les drames se succèdent. Les jeunes tunisiens continuent à partir en masse. Quand est-ce que ce fléau va s’arrêter ? Une situation économique figée, un taux d’inflation qui a atteint l’inédit, et ce, depuis des années. Le chômage, les disparités sociales et régionales et les fausses promesses politiques ont tué tout espoir chez les tunisiens. Les tunisiens qui ont toujours espéré un changement, ne le voient désormais plus venir.

écrit par : Mariem Cherif.

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Maman, j’ai peur!

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Maman, j’ai peur.
Tout le monde me regarde.
Tout le monde veut que la catastrophe s’attarde. Maman, j’ai peur.
Il m’appelle d’une voix douce.
Ses mains avancent et me caressent. Tu m’as appris à être gentil
avec les gens qui sourient.
Alors je me tais.
Alors j’obéis. Maman, j’ai peur. Pourquoi ne m’as-tu pas appris
que mon corps m’appartient ?
Pourquoi ne m’as-tu pas appris
à dire : non, je te l’interdis ?
Maman, j’ai mal.
Mes jambes me disent de courir.
Ma gorge voudrait crier.
Mais le son se brise
contre le silence des grands.
Maman, tu m’entends ?
Où étais-tu
pendant ces deux longues semaines ? Je t’ai cherchée quatorze jours
dans chaque coin de la maison,
dans chaque bureau,
dans les yeux des responsables. Un enfant a besoin de sa mère
comme la mer a besoin de la lune
pour tenir debout
dans l’obscurité.
Maman, je me sens sale.
je porte en moi les empreintes du diables. Lave-moi.
Je veux retrouver mes vêtements d’innocence.
Mais ils ne sont plus là. Qui les a brûlés ?
Est-ce que tonton les a volés ?
Je ne veux parler qu’à toi.
Les adultes baissent les yeux.
Ils me disent d’attendre.
D’attendre encore.
D’attendre toujours. Mais tu es en retard, maman.
Tu me promets
de ne plus partir ?

Un texte de: Emna Harzallah

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