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« Yes We Breathe » : quand le challenge estudiantin fait preuve de solidarité

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La pandémie du COVID-19 fait trembler le monde actuellement, et la Tunisie ne fait pas exception. Il s’agit d’un événement hors norme et sans précédent depuis des décennies. Tout le monde est en permanente lutte contre ce fléau qui peut évoluer vers une vraie catastrophe globale.

C’est en ces temps chaotiques que la solidarité usuelle des tunisiens se manifeste sous toute sa splendeur et sa force : « Yes we breathe », un challenge lancé par l’école nationale d’ingénieurs de Sousse ainsi que la faculté de médecine de Sousse afin de fusionner les capacités tunisiennes estudiantines pour fabriquer des aspirateurs/réanimateurs.
Ce challenge, lancé à l’échelle nationale, est ouvert à toute structure et entreprise voulant contribuer à cette bonne cause d’une manière ou d’une autre. Une telle initiative ne peut être qu’enrichissante dans un pays où l’habileté des étudiants est monnaie courante.
En outre, c’est l’occasion parfaite pour faire preuve de ses connaissances en matière de pratique tout en apportant un service spécial et vital en cette période de crise.
La Tunisie a besoin plus que jamais des compétences de ses citoyens en ces temps difficiles.

 

Ecrit par Ayoub Bahroun.

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Maman, j’ai peur!

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Maman, j’ai peur.
Tout le monde me regarde.
Tout le monde veut que la catastrophe s’attarde. Maman, j’ai peur.
Il m’appelle d’une voix douce.
Ses mains avancent et me caressent. Tu m’as appris à être gentil
avec les gens qui sourient.
Alors je me tais.
Alors j’obéis. Maman, j’ai peur. Pourquoi ne m’as-tu pas appris
que mon corps m’appartient ?
Pourquoi ne m’as-tu pas appris
à dire : non, je te l’interdis ?
Maman, j’ai mal.
Mes jambes me disent de courir.
Ma gorge voudrait crier.
Mais le son se brise
contre le silence des grands.
Maman, tu m’entends ?
Où étais-tu
pendant ces deux longues semaines ? Je t’ai cherchée quatorze jours
dans chaque coin de la maison,
dans chaque bureau,
dans les yeux des responsables. Un enfant a besoin de sa mère
comme la mer a besoin de la lune
pour tenir debout
dans l’obscurité.
Maman, je me sens sale.
je porte en moi les empreintes du diables. Lave-moi.
Je veux retrouver mes vêtements d’innocence.
Mais ils ne sont plus là. Qui les a brûlés ?
Est-ce que tonton les a volés ?
Je ne veux parler qu’à toi.
Les adultes baissent les yeux.
Ils me disent d’attendre.
D’attendre encore.
D’attendre toujours. Mais tu es en retard, maman.
Tu me promets
de ne plus partir ?

Un texte de: Emna Harzallah

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