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À vos plumes

Ô peuple

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Je parle à un peuple si divisé et dans sa division trouve l’unité. Je parle à un peuple esclave de ses désirs et qui se croit libre. Je parle à un peuple qui prie le jour et le soir s’enivre. Je parle à un peuple qui parle de progrès et qui ne cesse de pleurer aux regrets du temps passé. Je parle à un peuple qui baigne dans l’incomplétude et qui se veut parfait. Je parle à un peuple qui n’a jamais pensé et qui se pense écrivain, un peuple qui n’a jamais connu la beauté et qui se veut peintre. Je parle à un peuple si corrompu que l’honnêteté lui semble un crime. Je parle à un peuple qui se fait du mal et se veut victime. Je parle à un peuple qui dort et qui sa nuit n’a pas d’aube.

Oui mon peuple, je parle de toi alors écoute moi !

Écoute-moi quand je te dis qu’il est temps de se réveiller. Les cloches ont retenti. Le coq a crié. Les minarets appellent. Il vaut mieux aller prier. Mais toi, la veille, tu étais ivre. C’était hier déjà? Ou la nuit d’avant ? Ou même un siècle auparavant ? Le monde change, tes enfants changent et toi tu dors. Mon peuple il est temps de se lever, de laver ce visage de ses moisissures et de remplir cet estomac vide. Mon peuple, tu as beaucoup dormi mais de tes enfants il y a ceux qui sont restés éveillés. Alors écoute-les ! Ce sont eux qui vont assouvir ta faim et apaiser ta soif, et par leur ombre tu renaîtras. Sors Lazare de ton tombeau et suis-les. L’heure est venue de quitter tes cavernes nocturnes.

Ô peuple de la nuit suis ces enfants du soleil. Le jour t’appelle.

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À vos plumes

L’ Amour acidifié

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    Je me souviens bien de la glace que tu me faisais déguster chaque fois qu’on se voyait. Je la terminais la première pour attaquer la tienne ! Que j’adore l’acidité du citron que tu me faisais déguster(répétition de déguster). Un délice dont je ne pouvais(peux?) me passer ! Je continue à prendre cette glace chaque samedi comme on le faisait il y a un an, je longe la mer et finis par m’asseoir seule pour faire l’exercice que tu m’avais appris : on comptait jusqu’à trois, on fermait les yeux et on s’évadait main dans la main, écoutant les vagues qui chantaient notre amour calmement. Tu m’avais appris non seulement à t’aimer mais aussi à aimer la vie, à donner de la valeur à ses détails !

Je ne savais pas qu’une glace au goût acide pouvait m’emporter, me combler de joie et de satisfaction. Je rêvais toujours d’un homme qui m’envahirait de bijoux, d’or et de voyages luxueux. Aujourd’hui, je découvre qu’une simple glace est capable de satisfaire mes envies et mes attentes.

En fait, après un an de rupture, j’ai éventuellement compris que l’amour a le goût de citron. Malgré ma déception, ma faiblesse, mon cœur brisé, je continue à le savourer , à le trouver acide et fort, et à la fois, délicieux, exquis et merveilleux.

C’est fou comme c’est bon l’amour au goût de citron !

 

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